
Les représentants du gouvernement colombien et de la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN) ont terminé lundi à Caracas, au Venezuela, le premier cycle de pourparlers en vue de parvenir à un accord de paix et ont convenu d’une deuxième session au Mexique.
Les parties ont publié un communiqué commun dans lequel elles ont confirmé que le prochain cycle de négociations se tiendra sur le sol mexicain, sans toutefois préciser la date à laquelle il aura lieu.
Par ailleurs, interrogé sur l’éventualité d’une «trêve de Noël» de la part de l’ELN, le second commandant de la guérilla, Pablo Beltrán, a déclaré que, bien que cette possibilité soit envisagée, il est actuellement difficile de la mettre en œuvre.
Pablo Beltrán a souligné que lors des précédentes occasions où cette trêve a été signée, les forces de sécurité colombiennes en ont profité pour accroître leur avantage militaire, c’est pourquoi il a demandé que cette éventuelle trêve soit bilatérale.
En ce qui concerne un cessez-le-feu bilatéral, le principal représentant de l’ELN a reconnu que, bien que les deux parties aient une «idée similaire», cette question n’a pas été abordée lors de ce cycle de négociations et il espère qu’elle sera traitée lors des négociations suivantes.
Au-delà de l’échec du cessez-le-feu, le gouvernement et l’ELN ont confirmé la libération d’une vingtaine de personnes – civils et membres des forces de sécurité – détenues par la guérilla.
Ainsi, le gouvernement colombien et l’Armée de libération nationale ont conclu le premier cycle de négociations de paix, qui a débuté le 22 novembre dans la capitale vénézuélienne et avec lequel ils ont repris le chemin du dialogue, abandonné en 2019.
Avant même de devenir président de la Colombie, Gustavo Petro a exprimé sa volonté de conclure un accord de paix avec la guérilla dans le cadre de sa proposition de «paix totale» avec tous les acteurs armés du pays.






