
Reporters sans frontières a décerné le Prix de la liberté de la presse 2022 à la militante iranienne Narges Mohammadi, aux journalistes ukrainiens Mstislav Chernov et Evgenii Maloletka, respectivement, et au journaliste marocain Omar Radi.
Lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans la capitale française, Paris, en présence du journaliste russe et Prix Nobel de la Paix Dimitri Muratov, les quatre personnes ont été honorées pour être des «personnes extraordinaires» dont le journalisme permet à la démocratie et aux droits de l’homme de «rester en vie», selon les mots du secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.
Au total, quinze journalistes et médias d’autant de pays étaient nominés pour les prix 2022, qui ont été remis en présence des ministres français et ukrainien de la culture, respectivement Rima Abdul et Oleksandr Tkachenko, indique l’ONG dans un communiqué.
Mohammadi, qui a reçu le prix du courage, était un proche collaborateur de Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix 2003, et a fait des allers-retours en prison depuis 2011 pour avoir soutenu l’abolition de la peine de mort en Iran. Elle a subi de nombreuses violations des droits de l’homme, notamment des actes de torture, des coups de fouet et des mauvais traitements.
Pendant ce temps, les journalistes ukrainiens Mstislav Chernov et Evgenii Maloletka de l’Associated Press, lauréats du prix Impact, ont passé 20 jours à Mariupol pour documenter avec leurs photographies l’horreur du bombardement d’une maternité, où une femme enceinte a été tuée et est devenue un symbole de résistance dans le monde entier.
Enfin, le journaliste marocain Omar Radi, critique des autorités marocaines et condamné à six ans de prison pour espionnage et viol, a reçu le Prix de l’indépendance. Radi est l’un des fondateurs de Le Desk, un site d’information indépendant qui publie des contenus critiques à l’égard des autorités.






