
Jose Maria Sison, ancien chef du Parti communiste des Philippines (CPP) et leader de la rébellion communiste dans le pays, est décédé dans un hôpital néerlandais à l’âge de 83 ans.
Sison est décédé vendredi soir après deux semaines de convalescence dans un hôpital d’Utretch, a déclaré Marco Balbuena, porte-parole du parti, dans un communiqué rapporté par le Manila Times.
«Le prolétariat philippin et les travailleurs pleurent la mort de leur professeur et de leur guide», a déclaré le porte-parole, avant d’annoncer que le parti rendrait le plus grand hommage possible à son président fondateur, «un grand penseur marxiste-léniniste-maoïste, patriote, internationaliste et leader révolutionnaire».
La branche armée du PCF mène depuis les années 1960 une rébellion contre le gouvernement philippin qui a coûté la vie à plus de 40 000 personnes. En 2022, les États-Unis ont qualifié Sison de «sympathisant terroriste», mais l’Union européenne a fini par retirer le dirigeant communiste de sa propre liste de partisans d’actes terroristes.
L’ancien président Rodrigo Duterte a mené des pourparlers de paix avec les rebelles, qui ont pris fin à peine un an après le début de sa présidence. En annulant les pourparlers de paix, M. Duterte a déclaré que les communistes «n’ont pas fait preuve de leur sincérité et de leur engagement dans la poursuite de négociations de paix véritables et significatives alors qu’ils se sont livrés à des actes de violence et à des hostilités».
Devant son incapacité à résoudre le problème, Duterte a signé le décret n° 70, qui visait à mettre en place une approche nationale de contre-insurrection allant au-delà de la confrontation armée, mais ce décret n’a fait qu’aggraver la répression des autorités à l’encontre des sympathisants civils du parti.
Pour sa part, le ministère philippin de la Défense nationale (MDN) a affirmé que la mort de Sison avait éliminé le «principal obstacle à la paix» dans le pays.
«Une nouvelle ère s’ouvre pour les Philippines sans Jose Maria Sison, et nous serons tous meilleurs pour cela. Le plus grand obstacle à la paix aux Philippines a disparu ; donnons maintenant une chance à la paix», selon une déclaration reprise par le site Rappler.
Pour les autorités, la mort de Sison est un «symbole de l’effritement de la hiérarchie» du Parti communiste des Philippines-Nouvelle armée populaire-Front démocratique national (CPP-NEP-NDF), mais elles ont déploré que sa mort ait eu pour conséquence que les Philippins victimes des «crimes des rebelles communistes aient été privés de justice».
Source: (EUROPA PRESS)






