
Les ministres des affaires étrangères du G7 ont appelé jeudi les autorités biélorusses à cesser de soutenir l’invasion de l’Ukraine par le président russe Vladimir Poutine et ont menacé Minsk de sanctions si elles continuent à autoriser les forces armées russes à utiliser le territoire biélorusse dans le cadre de la guerre.
«Toute nouvelle participation active à la guerre d’agression illégale de la Russie serait contraire à la volonté et aux aspirations du peuple biélorusse. Si les autorités biélorusses impliquent plus directement le Belarus dans la guerre contre la Russie, le G7 imposera des coûts supplémentaires écrasants au régime», a-t-il déclaré.
Les membres du G7 se sont également engagés à «renforcer et à coordonner étroitement les efforts visant à répondre aux besoins urgents de l’Ukraine en matière d’équipements militaires et de défense, notamment de défense aérienne».
De même, les ministres des finances du G7 se sont réunis jeudi pour la dernière fois avant la fin de l’année et ont réaffirmé leur engagement auprès du président ukrainien Volodymyr Zelenski à fournir une assistance économique à Kiev dans le cadre de «la guerre d’agression de la Russie».
«Nous réaffirmons que nos sanctions ne visent pas la nourriture. Nous autorisons explicitement la libre circulation des produits agricoles et faisons tout notre possible pour minimiser l’impact négatif et les retombées possibles sur les pays tiers», peut-on lire dans le communiqué du G7.
Ils ont également noté que le G7, ainsi que la communauté internationale, ont fait preuve «d’unité, de créativité et de force» pour répondre «aux besoins humanitaires, matériels et financiers urgents de l’Ukraine».
«D’ici 2022, nous avons mobilisé 32,7 milliards de dollars d’aide budgétaire pour aider l’Ukraine à combler son déficit de financement dès cette année. Ce montant total a été décaissé ou est en cours de décaissement», a-t-il rappelé.
Enfin, ils ont fait remarquer qu’ils se sont engagés à soutenir Kiev à hauteur de 32 milliards de dollars d’ici 2023, un montant qui comprend 18 milliards de dollars de l’UE ainsi qu’une subvention des États membres pour couvrir les coûts.
À cela s’ajoute le dernier paquet de mesures de l’administration Biden qui pourrait être approuvé par le Congrès américain cette semaine, ainsi que le décaissement «imminent» de 500 millions de dollars de prêts supplémentaires de la Banque mondiale garantis par le Royaume-Uni.
Source: (EUROPA PRESS)






