
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé vendredi qu’elle prévoyait de se rendre en Ukraine début 2023 et a réaffirmé le soutien du pays au gouvernement ukrainien en pleine invasion russe.
«Je vais appeler le président Volodimir Zelenski pour lui faire part de mon désir d’organiser une visite qui, je l’espère, aura lieu au cours des premiers mois de l’année prochaine», a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision italienne Rai 1.
Son prédécesseur, Mario Draghi, s’est rendu à Kiev en juin avec le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz. Meloni, qui a insisté sur le fait que «l’Italie continuera à faire ce qu’elle doit faire» pour aider les Ukrainiens, a souligné qu’il continue à rechercher «le dialogue et la paix pour Kiev».
«Aujourd’hui, la paix en Europe ne peut être considérée comme acquise. Notre liberté ne peut être considérée comme acquise. Nous n’avons pas besoin d’aller loin et nous pouvons voir que nous ne sommes pas dans un endroit éloigné. Nous devons défendre le droit international auquel nous étions habitués et qui n’est plus totalement garanti», a-t-il déclaré.
Il a déclaré que «ceux qui connaissent la géopolitique savent et comprennent que derrière ce conflit, il y a vraiment un conflit de plus grande envergure, qui n’implique pas seulement la Russie et l’Ukraine». «La solidarité et la fermeté avec lesquelles l’Italie s’est positionnée dans ce conflit depuis le début sont fondamentales. La pierre angulaire de notre engagement reste le dialogue et la cessation des hostilités», a-t-il ajouté.
«Évidemment, j’entends très souvent parler de paix, et c’est une question complexe car je n’ai jamais été convaincu par l’idée qu’il suffit de déclarer la paix pour l’obtenir réellement», a-t-il déclaré, avertissant que «le monde change autour de nous». «Tout est en train de changer (…) Nous devons nous battre pour un monde libre», a-t-il souligné.
Meloni a profité de l’occasion pour rappeler que «nous sommes confrontés à d’énormes défis, ce qui rend nécessaire d’utiliser au mieux toutes les ressources à notre disposition». «Nous avons devant nous la mission de défendre le système créé sur les décombres des conflits de la Seconde Guerre mondiale», a-t-il conclu.
Source: (EUROPA PRESS)






