
Le gouvernement éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) ont convenu de mettre en place une équipe de surveillance du cessez-le-feu dans le nord de la région du Tigré, dans le cadre des mesures visant à mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu négocié en novembre par l’Union africaine (UA).
L’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, qui dirige ces efforts de l’UA, a révélé que les parties «ont accepté de donner à l’équipe de l’UA un accès complet pour s’assurer que tous les éléments clés de l’accord sont mis en œuvre sur le terrain», avant de se dire confiant que «certains des défis existants seront relevés, étant donné l’engagement total des deux parties».
Il a déclaré que l’agence souhaitait des «mesures matérielles» et a souligné qu’elle se rendrait à Mekelle, la capitale du Tigré, pour traiter cette affaire. «Nous sommes convaincus que nous allons dans la bonne direction», a-t-il déclaré, selon le quotidien kényan «The East African».
«Nous sommes très heureux et reconnaissants envers les parties qui ont été au centre des négociations au cours des derniers mois. Nous faisons des progrès considérables», a-t-il souligné, avant d’insister sur le fait que ces mesures «visent à rétablir la normalité au Tigré et la paix en Éthiopie».
Le conflit au Tigré a éclaté en novembre 2020 à la suite d’une attaque du TPLF contre la principale base de l’armée à Mekelle, après quoi le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed a ordonné une offensive contre le groupe après des mois de tensions politiques et administratives, notamment le refus du TPLF de reconnaître le report d’une élection et sa décision d’organiser des élections régionales en dehors d’Addis-Abeba.
Le TPLF accuse Abiy d’attiser les tensions depuis son arrivée au pouvoir en avril 2018, lorsqu’il est devenu le premier Oromo à prendre ses fonctions. Jusqu’alors, le TPLF était la force dominante au sein de la coalition au pouvoir en Éthiopie depuis 1991, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), fondé sur des critères ethniques. Le groupe s’est opposé aux réformes d’Abiy, qu’il considère comme une tentative de saper son influence.
Source: (EUROPA PRESS)






