
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exhorté l’Arménie et l’Azerbaïdjan à s’asseoir à la table des négociations et à désamorcer les tensions liées au blocus du corridor de Lachin, qui relie l’Arménie à la république autoproclamée du Haut-Karabakh.
À cet égard, il a déclaré à l’issue d’une réunion avec le ministre afghan des affaires étrangères, Ceyhun Bayramov, que les incidents se poursuivront «si, à chaque fois que des tensions apparaissent, une partie refuse de s’entendre avec l’autre».
M. Lavrov a souligné que l’avis de Moscou «est important», car «diverses sources», sans préciser lesquelles, font «constamment» des reproches à la Russie malgré la reconnaissance que les deux parties ont du pays dans le processus de négociation.
«Il y a constamment des reproches, pour la plupart infondés, à l’encontre des casques bleus russes qui travaillent dans des conditions très difficiles, étant donné que les revendications sont faites par les deux parties et par des tiers», a-t-il expliqué, comme le rapporte l’agence de presse TASS.
M. Lavrov a déclaré que les forces russes travaillaient «chaque heure» pour tenter de pacifier la situation, et qu’elles étaient «en contact avec les parties». «Nous pensons que tout doit être fait pour rapprocher les positions», a-t-il déclaré, se disant favorable au «rétablissement» d’un transport complet dans le corridor de Lachin.
Le ministre russe des Affaires étrangères a également regretté l’absence du ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, à la réunion de Moscou, qui, selon lui, n’a pas utilisé les «voies diplomatiques» pour communiquer sa décision de ne pas participer.
Malgré cela, M. Lavrov a insisté sur le fait que la situation est «multilatérale» et que, par conséquent, «l’opinion de toutes les parties concernées» doit être prise en compte, selon l’agence.
«La Russie, probablement plus que quiconque, est intéressée par l’établissement d’une paix juste et durable dans cette région entre les deux États amis, et toute récurrence des manifestations (violentes) passées sera exclue», a-t-il déclaré.
Les autorités azéries ont décidé de bloquer la zone et de suspendre l’approvisionnement en gaz, selon l’Arménie. Les autorités locales – qui ont commencé à stocker du carburant pour éviter une crise majeure face au blocus – ont donc demandé à la population de n’utiliser les voitures qu’en cas de nécessité, en donnant la priorité aux ambulances et aux services minimums.
Ces dernières années, l’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont affrontés au sujet du contrôle du Haut-Karabakh, un territoire à majorité arménienne qui est au centre du conflit depuis qu’il a décidé de faire sécession de la région azerbaïdjanaise intégrée par l’Union soviétique en 1988.
Source: (EUROPA PRESS)






