
Le ministre péruvien de la Justice, José Tello, a annoncé samedi que le gouvernement s’apprête à mettre en place une commission chargée d’évaluer l’éventuel versement de «réparations» aux proches des personnes tuées lors des manifestations qui ont eu lieu dans le pays après l’arrestation de l’ancien président Pedro Castillo, qui avait tenté de dissoudre le Congrès.
«Je pense qu’il est important que, depuis le secteur de la justice, nous nous conformions à l’ordre de la présidente (Dina Boluarte) et du premier ministre (Alberto Otárola)», a-t-il déclaré dans des déclarations à la station de radio RPP. Il a déclaré qu'»une commission multisectorielle est mise en place pour se pencher sur la question des réparations ou du soutien citoyen que nous allons apporter aux personnes endeuillées».
Il a souligné que l’objectif est d'»atténuer» les besoins des familles, tout en reconnaissant que «la vie humaine n’a pas de prix». «Il s’agit d’une réponse de l’État à une situation, mais nous devons garder à l’esprit qu’il s’agit d’un palliatif, car ce qui ne doit vraiment pas arriver (…), c’est que ces morts ne peuvent pas être vaines», a-t-il fait valoir.
«Ces personnes ne doivent pas être mortes en vain. Ce qui doit être clair pour nous, c’est que ce type de situation ne peut plus se reproduire et surtout nous ne devons pas permettre l’intervention du Pérou illégal car ce qui aurait pu être une protestation saine et démocratique se termine dans la violence et encore plus, comme cela a été démontré, dans la violence financée par le côté obscur», a-t-il conclu.
Jusqu’à présent, 30 personnes ont été tuées dans le cadre de la répression des manifestations de soutien à Castillo, qui ont suscité des critiques de la part des forces de sécurité et de Boluarte, qui a pris ses fonctions après que l’ancien président a été arrêté peu après avoir tenté de dissoudre le Congrès pour empêcher le vote d’une nouvelle motion de défiance à son encontre.
Source: (EUROPA PRESS)






