
Les ministres des affaires étrangères de douze pays occidentaux et de l’Union européenne ont publié jeudi une déclaration commune exhortant les talibans à revenir sur leur décision d’interdire aux femmes afghanes l’accès aux organisations non gouvernementales et internationales.
La déclaration a été signée par les gouvernements de l’Australie, du Canada, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, de la Norvège, de la Suisse, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, des États-Unis et par le Haut Représentant de l’Union européenne, Josep Borell.
Les dirigeants sont «gravement préoccupés par l’ordre imprudent et dangereux des talibans» et appellent à son annulation immédiate, car il «met en danger la survie de millions d’Afghans qui dépendent de l’aide humanitaire», selon la déclaration commune.
«Les femmes sont absolument essentielles aux opérations humanitaires et aux besoins de base. Si elles ne participent pas à la fourniture de l’aide en Afghanistan, les ONG ne seront pas en mesure d’atteindre les personnes les plus vulnérables du pays», indique la déclaration.
De même, cette décision affecte directement les organisations internationales, car elles s’appuient sur le travail des ONG pour fournir des matériaux et des services de base aux zones qui en ont le plus besoin.
«Les talibans continuent de démontrer leur mépris pour les droits, les libertés et le bien-être du peuple afghan, en particulier des femmes et des filles», ont ajouté les dirigeants, tout en affirmant leur coopération avec les Nations unies pour faire face à la situation.
Le ministère de l’Économie des talibans afghans a publié samedi un décret ordonnant à toutes les ONG, nationales ou internationales, de suspendre les contrats de travail des femmes jusqu’à nouvel ordre.
Dans le décret, rapporté par TOLO News, le ministère de l’économie a également averti que toute organisation qui ne se conformerait pas à cette directive pourrait voir sa licence d’exploitation dans le pays suspendue.
Source: (EUROPA PRESS)






