
Les autorités iraniennes ont annoncé mardi des accusations d’espionnage et d’actes contre la sécurité nationale à l’encontre de deux ressortissants français et d’un Belge, sur fond de protestations depuis septembre contre la mort en détention de Mahsa Amini, qui avait été arrêtée pour avoir prétendument mal porté le voile.
Le porte-parole du bureau du procureur iranien, Masud Shtayasi, a déclaré que les ressortissants français ont été arrêtés pour «espionnage et conspiration» et a ajouté que dans le cas du ressortissant belge, les enquêtes sont en cours, selon l’agence de presse iranienne ISNA.
Dans le même temps, la Cour suprême iranienne a confirmé deux condamnations à mort prononcées à l’encontre de participants aux manifestations, tout en annulant deux autres condamnations à l’exécution, comme le rapporte l’agence de presse Tasnim.
À ce jour, deux manifestants ont été exécutés pour leur participation aux protestations et les médias iraniens estiment que plus de 20 personnes ont déjà été condamnées à mort. Plus de 500 manifestants ont été tués au cours de ces manifestations, selon les groupes de défense des droits de l’homme, qui ont condamné la répression sévère des autorités.
De son côté, l’Iran a dénoncé ces dernières semaines que les pays occidentaux étaient derrière la vague de manifestations et a confirmé l’arrestation de plusieurs étrangers qu’il accuse d’avoir organisé ou incité les manifestations antigouvernementales.
Source: (EUROPA PRESS)






