
Le leader républicain Kevin McCarthy n’a pas réussi, mardi, à obtenir le soutien nécessaire pour devenir président de la Chambre des représentants des États-Unis. C’est la première fois depuis 1923 qu’un second vote doit être organisé.
Les républicains n’ont remporté que 222 sièges lors des élections de mi-mandat, ce qui est bien pire que ce qu’ils avaient prévu, laissant à M. McCarthy peu de marge d’erreur pour atteindre les 218 voix dont il a besoin.
Ainsi, l’ancien chef de la minorité républicaine n’a réussi à recueillir que 203 voix républicaines au premier tour, tandis que les démocrates ont soutenu à l’unanimité leur chef de file, le représentant de New York, Hakeem Jeffries, en lui donnant 212 «oui», comme le rapporte Bloomberg.
Le blocage de l’aile conservatrice s’est produit lorsque plusieurs membres du Congrès ont voté pour le représentant républicain de l’Arizona, Andy Biggs, qui a défendu sur son profil Twitter officiel que McCarthy «devrait se retirer» et permettre «à quelqu’un d’autre d’être choisi lors du prochain vote».
L’échec de McCarthy a, selon le New York Times, mis en évidence les profondes divisions au sein des Républicains, bien qu’il n’ait pas mis fin à la candidature du représentant de la Californie à la présidence de la Chambre, qui a promis de continuer, quitte à forcer de multiples votes jusqu’à ce qu’il obtienne le poste.
Ce groupe de républicains qui n’a pas voté pour McCarthy au premier tour envisage de voter pour le représentant républicain Jim Jordan au second tour, selon ce que des sources au fait de la question ont déclaré à CNN.
Le règlement de la Chambre est cependant clair : le processus devra être répété jusqu’à ce que M. McCarthy, ou un autre candidat, obtienne les 218 voix nécessaires. La dernière fois que l’élection a été bloquée, c’était en 1923, lorsque le républicain du Massachusetts Frederick Gillett a été élu au neuvième tour de scrutin.
Source: (EUROPA PRESS)






