
La Cour constitutionnelle du Gabon a annoncé la dissolution du Centre gabonais des élections (CGE), l’institution chargée d’organiser les élections, en raison de l’absence de renouvellement interne dans les délais fixés par la loi.
Cette décision a été prise à la suite d’une pétition déposée par le parti d’opposition Réappropriation du Gabon et de son indépendance pour sa reconstruction (Reagir), qui a confirmé que le mandat des membres du CGE a expiré il y a deux ans.
Il a déclaré que «le mandat de l’actuel comité de la CGE a pris fin parce qu’il n’a pas été renouvelé dans les délais fixés par la Cour constitutionnelle», selon l’agence de presse de l’État gabonais, AGP.
Le porte-parole du Reagir, Etiénne Francky Meda Ondo, a parlé d’une «victoire pour l’État de droit» et a déclaré que le parti «espère que le gouvernement se conformera enfin à l’article 92 de la Constitution, qui stipule que les décisions de la cour ne sont pas susceptibles de recours, car il ne l’a pas fait rapidement».
«Nous allons nous activer, avec nos partenaires de l’opposition, pour voir comment nous pouvons participer au renouvellement (de l’organe électoral) exigé par la Cour», a-t-il déclaré dans des déclarations à la radio française Radio France Internationale.
Le comité CEM, en place depuis 2018 pour un mandat de deux ans, a vu son mandat prolongé en juin 2020 et en octobre 2022, mais l’échéance de décembre est passée sans renouvellement. Le gouvernement a maintenant 30 jours pour renouveler l’organe, qui doit organiser les élections présidentielles, législatives et locales prévues cette année.
Source: (EUROPA PRESS)






