
Le Haut Commissaire des Nations Unies, Volker Turk, a demandé aux autorités du Burkina Faso chargées du coup d’État d’accélérer leurs enquêtes sur le meurtre d’au moins 28 personnes dont les corps ont été retrouvés entre le 30 et le 31 décembre dans la ville de Nouna, dans la province de la Kossi (nord-ouest), par la force paramilitaire des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Les VDP ont été créés il y a presque exactement deux ans par le président burkinabé de l’époque, Roch Marc Christian Kaboré, pour lutter contre les activités terroristes. Ce qui était au départ une force volontaire s’est transformé en un groupe paramilitaire accusé d’avoir commis plusieurs massacres dans le pays.
Selon les rapports de l’ONU, le WTP a commis ce massacre en représailles apparentes à une attaque de l’organisation djihadiste Islam and Muslim Support Group contre une base du WTP.
Un porte-parole de la junte militaire a déclaré le 2 janvier que les autorités avaient ouvert une enquête et que le soi-disant gouvernement de transition était «fondamentalement opposé à toute forme d’abus ou de violation des droits de l’homme, quelle qu’en soit la raison», avant de réitérer son engagement à protéger tous les civils sans distinction.
«Je suis encouragé par le fait que les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’incident, mais je leur demande de veiller à ce qu’elle soit rapide, approfondie, impartiale et transparente et à ce qu’elles demandent des comptes à tous les responsables, quels que soient leur position ou leur rang», a averti M. Turk.
La Haut-Commissaire avait déjà fait part de ses préoccupations directement aux autorités concernant les risques éventuels pour les droits de l’homme liés au recrutement, à l’armement et au déploiement des «forces auxiliaires» au Burkina Faso.
«Il est urgent de renforcer les procédures de filtrage et la formation préalable au déploiement sur les droits de l’homme et le droit humanitaire international, ainsi que leur contrôle effectif par les forces de sécurité et de défense, et de garantir l’inclusion et la transparence lors de leur recrutement», a ajouté le Haut Commissaire.
Source: (EUROPA PRESS)






