
La Commission électorale nationale autonome (CENA) du Bénin a annoncé mercredi que le principal parti d’opposition, dirigé par l’ancien président Thomas Boni Yayi, avait remporté 24,2 % des voix et retournerait au Parlement avec 28 sièges après plusieurs années d’absence.
Les résultats ont été menés par les partis proches de l’actuel président béninois, Patrice Talon : l’Union progressiste pour le renouveau (UPR), qui a remporté 53 sièges – 37,56 % du total des voix – et le bloc républicain, avec 28 sièges, représentant 29,17 % des voix, selon le journal «La Nouvelle Tribune».
La participation des Démocrates (LD), dirigés par l’ancien président Boni Yayi, aux élections du 8 janvier a été remise en question jusqu’au dernier moment, car la Commission électorale a averti que le parti ne disposait pas des certificats fiscaux qui lui avaient été demandés pour pouvoir participer.
Toutefois, un recours ultérieur auprès de la Cour constitutionnelle a permis aux démocrates de se présenter aux élections législatives et ils sont désormais la troisième force politique du pays, avec le plus grand nombre de sièges.
Plus de 6,5 millions d’électeurs ont voté dimanche lors d’une élection où les représentants de sept partis politiques, quatre de la mouvance présidentielle et trois de l’opposition, se sont présentés aux 109 sièges de l’Assemblée nationale dans les 24 circonscriptions, sous l’œil attentif d’une mission d’observation de 40 membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Le président Talon maintient en prison deux opposants majeurs de LD, l’ancien ministre Reckya Madougou et le constitutionnaliste Joël Aïvo, sur ordre d’un tribunal spécial antiterroriste, que l’opposition a vivement critiqué comme étant un instrument purement au service du président.
Talon et Boni Yayi ont une relation tendue. En 2012, le président de l’époque a accusé Talon, un magnat du coton, d’avoir tenté de le faire empoisonner, mais l’homme d’affaires a nié ces allégations. En 2016, Talon a battu à l’élection le successeur préféré de Boni Yayi, qui ne pouvait pas briguer un nouveau mandat après dix ans au pouvoir.
Talon, réélu président en 2021, a promis aux organisations de la société civile du pays qu’il quittera le pouvoir en 2026, lorsqu’il y sera constitutionnellement autorisé, et qu’il ne cherchera en aucun cas, a-t-il fait valoir, à prolonger le nombre de mandats autorisés pour se perpétuer au pouvoir.
Source: (EUROPA PRESS)






