
Des groupes anti-avortement ont entamé une marche dans les rues de Washington D.C. pour célébrer l’annulation du verdict Roe v. Wade avant la commémoration, dimanche prochain, du 50e anniversaire d’un jugement qui a changé les préceptes de la loi nationale sur l’avortement jusqu’à la décision contraire de la Cour suprême américaine conservatrice en mai de l’année dernière.
La «Marche pour la vie» de vendredi visera le Capitole. Les manifestants protesteront contre les initiatives actuellement en cours dans plusieurs États du pays qui cherchent à établir leur propre législation pro-choix afin d’étendre le droit à l’avortement malgré l’arrêt de la Cour suprême qui a mis fin aux protections constitutionnelles de l’interruption volontaire de grossesse.
La présidente du March for Life Education and Defense Fund, Jeanne Mancini, a décrit 2023 comme «un rappel sombre des millions de vies perdues à cause de l’avortement au cours des 50 dernières années, mais aussi une célébration» des victoires remportées par l’organisation, a déclaré le groupe dans un communiqué.
Les groupes anti-avortement apparaissent à la marche divisés sur la prise en compte des patients. March for Life appelle les législatures des États conservateurs à accorder l’immunité aux «victimes», tandis que des groupes plus radicaux, tels que Abolish Human Abortion, dénoncent l’avortement comme un «meurtre».
Entre-temps, la Cour suprême des États-Unis a publié jeudi un rapport indiquant qu’elle n’a pas encore déterminé les responsabilités de la fuite de l’arrêt historique vers les médias.
Plus précisément, elle a souligné que «jusqu’à présent, elle n’a pas été en mesure d’identifier une personne responsable» tout en assurant qu’il est «peu probable» que la fuite soit due à une attaque informatique, selon CNN.
L’équipe d’enquête a mené 126 entretiens avec 97 employés qui ont nié la fuite. Ils ont également procédé à l’analyse des empreintes digitales et enquêté sur les liens éventuels entre les employés et les journalistes.
» En mai 2022, cette cour a subi l’un des pires abus de confiance de son histoire : la fuite d’un projet d’avis. La fuite n’était pas seulement une tentative malencontreuse de protestation. Il s’agit d’une grave atteinte au processus judiciaire», peut-on lire dans le texte.
Le document de 98 pages qui a fait l’objet d’une fuite a été rédigé par le juge Samuel Alito et donne le «feu vert» à l’annulation de l’arrêt historique.
Source: (EUROPA PRESS)






