
Une vingtaine de personnes ont été tuées dans une attaque menée tôt lundi matin par des membres présumés de la milice des Forces démocratiques alliées (ADF) contre la ville de Makungwe, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Saidi Balikwisha, député de la province du Nord-Kivu, a indiqué qu'»il y a eu un massacre de civils à Makungwe, à Bashu», et il a chiffré le nombre de morts à 23, tout en soulignant que «c’est un bilan provisoire».
L’administrateur du territoire de Beni, Omeonga Charles, a confirmé l’incident dans des déclarations au portail d’information congolais 7sur7, sans toutefois donner de bilan. «Nos services de sécurité sont sur le terrain pour restaurer l’autorité de l’État», a-t-il déclaré.
Les ADF, un groupe ougandais créé dans les années 1990, particulièrement actif dans l’est de la RDC et accusé d’avoir tué des centaines de civils dans cette partie du pays, pourraient tenter de revenir opérer en Ouganda, d’où ils se sont retirés en 2003 après une série d’opérations militaires qui ont considérablement réduit leur capacité à mener des attaques dans le pays.
Le groupe s’est scindé en 2019 après que Musa Baluku – sanctionné par les Nations unies et les États-Unis – a prêté allégeance au groupe djihadiste État islamique en Afrique centrale (EIAC), sous la bannière duquel il opère depuis lors. L’augmentation de ses attaques et la revendication d’une attaque dans la capitale ougandaise, Kampala, ont conduit les deux pays à lancer les opérations conjointes susmentionnées dans l’est de la RDC.
Source: (EUROPA PRESS)






