
Le président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Werner Hoyer, a déclaré jeudi que le modèle du Fonds paneuropéen de garantie (FEM), qui a été mis en place pour faire face au Covid-19, peut être reproduit pour apporter une réponse «complète et énergique» à la nouvelle agence américaine de réduction de l’inflation (IRA) avec un paquet de 369 milliards de dollars de subventions pour stimuler les investissements verts.
Il a tenu ces propos lors de la présentation du rapport annuel de la BEI, après que la Commission européenne a dévoilé mercredi ses lignes directrices pour guider le débat des dirigeants sur les mesures éventuelles à prendre contre les subventions américaines lors de leur prochaine réunion des 9 et 10 février, tandis que la proposition législative arrivera à temps pour leur réunion du 21 mars.
L’une des solutions proposées par Bruxelles à moyen terme est d’apporter une réponse structurelle aux besoins d’investissement en proposant un Fonds européen de souveraineté dans le cadre de la révision du cadre financier pluriannuel avant l’été 2023, mais qui manque encore de chiffres en attendant la contribution des chefs d’État et de gouvernement.
«Les dirigeants politiques doivent donner une réponse globale et énergique à l’IRA et aux autres défis auxquels l’Union européenne est confrontée», a déclaré M. Hoyer, qui a affirmé qu’en l’absence de consensus lors du prochain sommet et «quelle que soit la voie choisie», la BEI y participera, car «aujourd’hui plus que jamais, ces énormes défis ne peuvent être relevés que si les instruments financiers sont mobilisés».
Le président de la BEI s’est dit convaincu que l’institution aura un rôle à jouer lorsque les dirigeants auront tiré leurs conclusions et a mis à leur disposition «l’expertise et l’expérience technique» qu’elle a développées notamment au cours des deux dernières années.
Source: (EUROPA PRESS)






