
Human Rights Watch (HRW) a demandé au gouvernement thaïlandais de ne pas renvoyer les 63 demandeurs d’asile en Chine, car ils risquent d’être victimes de «persécutions, de tortures et d’autres préjudices».
Le 30 mars, les autorités thaïlandaises ont arrêté 28 adultes et 35 enfants membres de l’Église réformée de Shenzhen qui fuyaient les persécutions des autorités chinoises, selon une déclaration de HRW.
Ces demandeurs d’asile sont arrivés dans le pays en 2022 et ont été détenus pour avoir dépassé la durée de validité de leur visa, qu’ils ne peuvent renouveler qu’en se présentant d’abord à l’ambassade de Chine.
Si la Thaïlande détermine que les 63 chrétiens chinois ne peuvent pas rester, ils devraient être autorisés à demander la protection d’un autre pays», a déclaré Elaine Pearson, directrice de HRW pour l’Asie.
L’organisation a déclaré que le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) devrait avoir un accès «sans entrave» à ces personnes afin d’évaluer leur situation et d’éviter qu’elles ne soient expulsées vers des pays où elles pourraient être en danger.
La Thaïlande coopère depuis longtemps avec les autorités chinoises pour extrader des politiciens, des chefs religieux, des activistes et des journalistes.
La Thaïlande est signataire de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et est donc tenue de ne pas extrader ou expulser des personnes vers des pays où elles pourraient être torturées ou disparaître.
Sous le régime du président Xi Jinping en Chine, les dirigeants et les membres des «églises de maison» qui refusent de rejoindre les églises officielles sont victimes de harcèlement, d’arrestations arbitraires et d’emprisonnement. Les autorités thaïlandaises doivent reconnaître les grands dangers auxquels sont confrontés les chrétiens en Chine et ne doivent en aucun cas les renvoyer dans leur pays», a déclaré Mme Pearson.
Source: (EUROPA PRESS)






