
Les premières pluies torrentielles de la saison des pluies en Somalie ont fait au moins 23 morts, selon le dernier bilan fourni par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), ce qui porte à près de 100 000 le nombre de personnes touchées par les inondations.
L’agence a déclaré que «trois semaines après le début précoce des pluies Gu – qui se produisent habituellement entre avril et juin – en Somalie, près de 100 000 personnes ont été affectées par des pluies torrentielles et des inondations dans de nombreuses zones», avant de préciser que 21 décès ont été enregistrés dans le district de Bardhere, dans la région de Jubaland.
Il a précisé que parmi les victimes se trouvaient six enfants et a souligné qu’un total de 78 000 personnes affectées résidaient à Bardhere, où les maisons d’environ 9 000 familles ont également été détruites ou endommagées. Les inondations ont également détruit six centres de santé, 200 latrines et quatre écoles», a-t-il déclaré, ajoutant que «plus d’un millier d’hectares» de campagne avaient été inondés.
L’OCHA a indiqué que dans les régions de Togdhir et d’Audal, dans le nord, deux personnes sont mortes à la suite des inondations, avant de déclarer que «des pluies modérées à fortes dans les hautes terres d’Éthiopie sont la principale cause de l’augmentation du débit des rivières Shabelle et Yuba». Le risque d’inondation de la rivière Yuba est élevé cette semaine», a averti l’agence.
Elle note également que les pluies et les inondations surviennent après cinq saisons de sécheresse qui ont entraîné le déplacement de plus de 1,4 million de personnes et la mort de 3,8 millions de têtes de bétail depuis le milieu de l’année 2021. Même si les pluies et les eaux des rivières apporteront un certain soulagement aux communautés touchées par la sécheresse, la nature prolongée de la sécheresse et les projections montrent qu’il y a 50 % de chances que les précipitations soient inférieures à la normale dans la région du Gu.
La Gu, dans sa forme la plus modérée, est une saison des pluies essentielle pour les agriculteurs et les éleveurs somaliens, car c’est le principal moyen de reconstituer les cultures et les pâturages pour les mois secs. Or, selon les experts de l’ONU, le pays devrait connaître sa sixième saison consécutive de précipitations inférieures à la moyenne, un phénomène sans précédent depuis le début des études, et ce malgré les pluies de ces derniers jours.
Source: (EUROPA PRESS)






