
L’ancien premier ministre pakistanais, Imran Jan, a proposé au gouvernement de s’asseoir et de négocier la convocation éventuelle d’élections anticipées, prévenant qu’il dissoudrait sinon les assemblées provinciales administrées par son parti, le Pakistan Tehreek e Insaf (PTI).
«Asseyez-vous avec nous et donnez-nous une date ou nous dissoudrons les assemblées», tel était l’ultimatum lancé par Jan lors d’une conférence de presse vendredi, au cours de laquelle il a reproché au gouvernement du Premier ministre Shehbaz Sharif de ne pas avoir de «feuille de route» permettant de sortir le pays de sa difficile situation économique.
«Nous vous donnons l’occasion de vous asseoir avec nous et de nous dire si vous voulez que des élections soient organisées dans seulement 66 % du Pakistan», en référence aux provinces de Khyber Pakhtunkhwa et du Pendjab, rapporte le quotidien Dawn.
Le PTI a donné son feu vert aux projets de dissolution des deux assemblées, que la formation domine, après que M. Jan ait déclaré que le parti ne ferait plus partie du «système corrompu» lors du dernier jour de la grande marche à Rawalpindi la semaine dernière.
Alors que le ministre de l’Intérieur, Rana Sanaullah, a déclaré que le gouvernement étudierait l’offre avant de prendre une décision, Jan s’est demandé pourquoi ils n’avaient même pas évoqué la possibilité d’élections en raison de leur «crainte» d’être battus «dès qu’elles auront lieu».
Malgré la pression exercée par Jan, avec d’importantes manifestations ces dernières semaines, pour inciter le gouvernement à organiser des élections anticipées, l’actuel Premier ministre Sharif a rejeté la proposition et a indiqué que celles-ci se tiendront à la fin de son mandat en août 2023.






