
Le département du Trésor américain a sanctionné vendredi les dirigeants de deux sociétés de pêche chinoises, accusés d’avoir violé les droits des travailleurs et d’avoir pêché sans permis ou après avoir délibérément fourni des informations trompeuses aux autorités.
Ces sanctions s’inscrivent dans le cadre de la loi dite «Global Magnitsky Human Rights Accountability Act», en vertu de laquelle les États-Unis se déclarent habilités à poursuivre unilatéralement des ressortissants étrangers accusés d’actes de corruption ou de violations des droits fondamentaux.
En l’espèce, les sanctions concernent Li Zhenyu et Xinrong Zhuo, présidents respectifs de Dalian Ocean Fishing Co. Ltd. et de Pingtan Marine Enterprise (cette dernière est cotée au Nasdaq), ainsi que huit autres entités affiliées et 150 navires de pêche ayant «la réputation d’abuser de façon endémique des membres d’équipage» et impliqués dans des pratiques de pêche «illégales, non déclarées et non réglementées».
Le gouvernement américain dénonce des cas tels que celui d’un navire de pêche de Pingtan, où il a fallu sept mois aux membres d’équipage pour contacter leurs familles et apprendre qu’ils n’avaient pas été payés. Lorsqu’un membre de l’équipage a demandé à quitter le bateau, sa nourriture lui a été refusée pendant trois jours.
En conséquence des sanctions, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes décrites qui se trouvent aux États-Unis, ou en possession ou sous le contrôle de personnes américaines, seront automatiquement gelés.
L’ordre a également été étendu à 78 navires liés à Pingtan Fishing et 47 navires de sa filiale Honglong, ainsi qu’à 32 navires de Dalian Ocean Fishing.






