
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué l’accord conclu entre l’armée éthiopienne et les rebelles du Tigré, qui définit les conditions de mise en œuvre de l’accord de paix.
Le porte-parole de Guterres, Stéphane Dujarric, a déclaré dans un communiqué de l’ONU que les deux parties devaient agir de toute urgence pour rendre l’accord opérationnel.
«Le Secrétaire général se félicite de l’accord conclu hier entre les hauts responsables de l’armée éthiopienne et le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), qui définit les modalités de mise en œuvre de l’accord de cessation permanente des hostilités (COHA)», a déclaré Dujarric.
M. Guterres a réaffirmé que l’ONU était prête à «soutenir ce processus critique».
Il a appelé les parties à «avancer de toute urgence» dans le but de «traduire l’accord en améliorations concrètes pour les civils sur le terrain, notamment en accélérant la facilitation de l’accès humanitaire et le rétablissement des services essentiels».
Ce week-end, les responsables militaires éthiopiens et les rebelles de la région du Tigré ont accepté de former un comité conjoint pour mettre en œuvre un programme international de «désarmement, démobilisation et réintégration» et faciliter les couloirs humanitaires, après cinq jours de réunions à Nairobi.
Le conflit au Tigré a éclaté en novembre 2020 à la suite d’une attaque du TPLF contre la principale base de l’armée à Mekelle, après quoi le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed a ordonné une offensive contre le groupe après des mois de tensions politiques et administratives, notamment le refus du TPLF de reconnaître le report d’une élection et sa décision d’organiser des élections régionales en dehors d’Addis-Abeba.
Le TPLF accuse Abiy d’attiser les tensions depuis son arrivée au pouvoir en avril 2018, lorsqu’il est devenu le premier Oromo à prendre ses fonctions. Jusqu’alors, le TPLF était la force dominante au sein de la coalition au pouvoir en Éthiopie depuis 1991, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), fondé sur des critères ethniques. Le groupe s’est opposé aux réformes d’Abiy, qu’il considère comme une tentative de saper son influence.






