
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis en garde lundi contre le danger que représentent les obus et les mines non explosés dans et autour de la ville de Kherson, qui a été reconquise ces derniers jours par les forces armées ukrainiennes après sept mois de contrôle russe.
«Nous savons qu’il y a un niveau élevé de contamination par les armes autour de la ville et dans les zones touchées par les hostilités et de l’énorme misère infligée par la destruction de ces menaces cachées», a averti le CICR dans un communiqué citant sa directrice régionale pour l’Eurasie, Ariane Bauer.
Ces explosifs causent «des pertes de vies humaines et des blessures». «Les restes de guerre peuvent empêcher l’accès aux services essentiels tels que les hôpitaux ou les réparations des services d’eau ou d’électricité», ce qui «entraîne des souffrances supplémentaires pour les civils», ajoute le rapport.
«Les besoins humanitaires à Kherson sont déjà évidents et nous avons une équipe sur place pour évaluer l’ampleur de l’aide nécessaire, en particulier l’assistance médicale d’urgence», ajoute le CICR.
Plus tôt dans la journée de lundi, les Nations unies ont livré des fournitures humanitaires à Kherson. C’est la première fois que des travailleurs humanitaires entrent dans la ville depuis qu’elle est tombée aux mains des Russes, début mars.
Le convoi humanitaire a livré de la nourriture, de l’eau, des kits d’hygiène, des matériaux pour abris et des articles ménagers à plus de 6 000 personnes, tandis qu’un centre de santé de la ville recevra des médicaments pour traiter plus de 1 000 patients au cours du mois prochain.
Le convoi impliquait l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM), selon une note de l’organisation internationale.
Les Nations unies ont souligné que la communauté internationale continuera à mobiliser des ressources pour étendre ses opérations et fournir de l’aide dans la région de Kherson. Ces dernières semaines, une aide a été fournie à 12 000 personnes dans d’autres localités de la région reprises par les troupes ukrainiennes.






