
Le porte-parole de la Commission européenne pour la justice, Christian Wigand, a prédit que la proposition de loi sur la liberté des médias sera adoptée au deuxième trimestre 2023, après que le Parlement européen et le Conseil européen auront «consolidé leurs positions» au début de l’année.
Il l’a déclaré jeudi lors d’une session organisée à Barcelone par le Col-legi de Periodistes, l’Associació de Periodistes Europeus de Catalunya et la Représentation de la Commission européenne à Barcelone, modérée par le directeur d’El Periódico, Albert Sáez.
M. Wigand a affirmé que la nouvelle loi ne sera pas un mécanisme de régulation des médias depuis Bruxelles et a fait valoir qu'»il manquait un instrument juridique» pour défendre le pluralisme des médias, qu’il considère comme un pilier de toute démocratie.
Il a précisé que le déploiement de cette loi vise à protéger l’indépendance éditoriale des médias ; à garantir la transparence et l’équité du marché ; et la coopération entre les autorités de régulation étatiques avec la création d’un nouveau comité.
De même, le porte-parole de la Commission européenne chargé de la justice a précisé qu’en plus de la protection des médias, des «obligations» seront également incluses, telles que rendre publique la propriété des médias et disposer de mécanismes garantissant l’indépendance des décisions éditoriales.
INJERENCE ET ESPIONAGE Wigand a défendu qu'»il ne peut y avoir d’ingérence dans les décisions éditoriales», un problème envisagé dans le nouveau règlement auquel, selon lui, les médias publics sont particulièrement exposés en raison de leur proximité avec l’État qui les finance.
Le règlement vise à assurer que ce financement est «suffisant et offre des garanties pour l’avenir» aux médias publics afin d’empêcher les États d’interférer dans le travail journalistique avec leurs propres intérêts.
«Avec cette loi, nous disposerons d’une base juridique encore plus puissante pour pouvoir intervenir», a déclaré M. Wigand, qui a souligné qu’elle mettait également l’accent sur la protection des sources et sur les sanctions pour ceux qui utilisent des logiciels espions, entre autres choses.






