
Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a suspendu les rencontres avec la presse devant son bureau depuis lundi, après qu’un journaliste se soit disputé avec l’un de ses conseillers au sujet de la décision de la présidence d’exclure son média d’un voyage international pour avoir publié des «fake news».
M. Yoon a déclaré vendredi qu’il était «inévitable» que son bureau interdise aux journalistes de la chaîne de télévision MBC de l’accompagner dans son voyage en raison de leur «comportement malveillant», après que la chaîne a publié en septembre une vidéo de M. Yoon quittant un événement à New York dans laquelle il utilisait des mots grossiers pour faire référence à l’approbation de mesures par l’Assemblée nationale, une question qui a suscité une controverse dans le pays.
La présidence sud-coréenne a expliqué que la vidéo avait été sous-titrée de telle sorte que M. Yoon semblait faire référence à l’administration du président américain Joe Biden, alors qu’il faisait en fait référence au parlement sud-coréen. Séoul a critiqué la «couverture biaisée et déformée» par le diffuseur sud-coréen.
Suite aux remarques de M. Yoon vendredi, un journaliste de MBC l’a interrogé alors qu’il partait pour lui demander d’expliquer «ce que MBC a fait de malveillant», ce qui a déclenché une dispute avec un assistant du président qui lui a reproché d’être impoli envers le président, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
En conséquence, la présidence a souligné que la série de questions posées à son arrivée à son bureau serait suspendue à partir de lundi. «Nous avons décidé qu’ils ne peuvent plus être détenus sans que des mesures fondamentales soient prises pour empêcher la répétition du récent incident désagréable», a-t-il déclaré. «Ces sessions ont été conçues pour une communication ouverte avec le public», a-t-il expliqué.
«Nous envisagerons de les reprendre si des mesures sont préparées qui servent adéquatement cet objectif», a déclaré le bureau de Yoon, qui avait fait de ces rencontres avec la presse l’une de ses marques de fabrique personnelles au cours de ses six mois de mandat, en dépit du fait que ces rencontres avec les journalistes ont parfois été rendues responsables de la baisse de la cote de popularité du président.






