
Le chef du gouvernement de salut national du Yémen, Abdulaziz bin Habtur, a menacé mardi de lancer une offensive contre les navires «pilleurs de pétrole», dans la lignée de la récente attaque des Huthis contre un navire dans la province orientale du Hadramut.
«Dans les prochains jours, nous n’allons pas avertir les navires, mais les attaquer directement. Le monde doit savoir que nous ne laisserons pas notre peuple mourir de faim pendant qu’ils manipulent les richesses du Yémen», a-t-il déclaré.
Dans un communiqué de presse diffusé par l’agence de presse nationale yéménite, M. Bin Habtur a souligné que Sanaa exerce «son droit de défendre les intérêts et les richesses du peuple yéménite», ainsi que de «mettre fin au vol des fonds du peuple par ceux qui sont affiliés à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite».
Cette attaque intervient après que les Huthis ont attaqué un port de la province de Hadramut avec un drone dans le cadre d’un prétendu débarquement de pétrole dans le port d’Al Dhaba, selon le porte-parole militaire des Huthis, Yahya Sari.
«L’ennemi a tenté de mener des actions que les forces armées pouvaient observer et gérer correctement, mais le navire, qui avait pour mission de voler d’énormes quantités de pétrole, a refusé d’écouter les avertissements», a-t-il déclaré.
La guerre au Yémen oppose le gouvernement internationalement reconnu, désormais représenté par le Conseil présidentiel et soutenu par la coalition internationale dirigée par l’Arabie saoudite, aux Huthis soutenus par l’Iran. Les Huthis contrôlent la capitale, Sana’a, et certaines parties du nord et de l’ouest du pays.
L’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, tente de rapprocher les parties afin de relancer le processus de paix, après qu’une trêve convenue en avril pour marquer le début du mois de Ramadan a expiré en octobre et a ensuite été prolongée à plusieurs reprises.






