
Le gouvernement norvégien a officiellement annoncé un accord entre le gouvernement de Nicolás Maduro et l’opposition vénézuélienne pour reprendre le processus de négociation ce samedi au Mexique, plus d’un an après l’échec de la précédente tentative.
Les autorités norvégiennes, qui agissent en tant que «facilitateurs» du processus, ont annoncé jeudi que les parties «signeront un accord partiel sur les questions sociales» à l’occasion de ce début de négociations, qui faisait l’objet de spéculations depuis la semaine dernière.
L’opposition sera à nouveau représentée par la Plate-forme unitaire, qui rassemble les quatre principaux partis. Ce groupe a également confirmé la nouvelle tentative de rapprochement dans un processus qui, selon lui, «n’aurait jamais dû être suspendu».
Le chavisme a quitté la table en août 2021 en signe de malaise suite à l’extradition vers les États-Unis d’Alex Saab, considéré comme l’homme de paille de Maduro, mais ces derniers jours, les contacts entre les parties ont repris, avec une rencontre particulièrement symbolique la semaine dernière au Forum de la paix de Paris.
La Plate-forme unitaire espère «parvenir à des accords qui permettront de matérialiser des mécanismes garantissant le bien-être de tous les Vénézuéliens». «Il n’y aura pas de véritable sortie de crise sans un accord politique global qui apporte des solutions à notre peuple», a-t-il reconnu.
En ce sens, il a souligné qu’il se présente au nouveau processus «avec l’urgence et la volonté de trouver des accords tangibles et réels une fois pour toutes», qui «se traduisent par des solutions à la crise humanitaire, le respect des droits de l’homme, le respect de l’État de droit et, surtout, la construction des conditions et des institutions qui garantissent, entre autres, des élections libres et observables».
Le chef de l’opposition Juan Guaidó a déclaré sur son compte Twitter que l’objectif est de «parvenir à cette élection qui signifie pour le Venezuela la porte de la démocratie, de la liberté et de la réunion de la famille». L’opposition a en ligne de mire les prochaines élections présidentielles, pour lesquelles il n’y a toujours pas de date.
«Nous insistons sur le fait que l’accord, la primaire et la présence dans les rues sont autant de mécanismes pour parvenir à l’élection qui nous est due», a souligné Guaidó, qui s’est autoproclamé en janvier 2019 «président en charge» du pays sud-américain en affirmant son leadership sur l’Assemblée nationale.
Du côté du chavisme, la délégation serait à nouveau dirigée par le président de l’Assemblée nationale issu des dernières élections, Jorge Rodríguez, qui a partagé le message de l’ambassade de Norvège au Mexique sur son fil Twitter.






