Un «casque bleu» marocain tué lors d’une attaque armée dans l’est de la RCA

Archive
Archive – Les troupes de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA) à Bangu – MINUSCA

La Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a signalé vendredi la mort d’un militaire marocain de son contingent de maintien de la paix lors d’une attaque menée par des hommes armés non identifiés dans le sud-est du pays.

«Un ‘casque bleu’ du contingent marocain est décédé après une attaque survenue jeudi matin à l’aérodrome d’Obo alors qu’il sécurisait, avec d’autres éléments de son contingent, le périmètre d’un aérodrome en vue d’un atterrissage», a indiqué la MINUSCA dans un communiqué.

La mission a «immédiatement ouvert une enquête sur les circonstances exactes de cette attaque», selon la déclaration, publiée sur son site web.

La MINUSCA «condamne cette attaque contre un Casque bleu et rappelle que toute atteinte à la vie d’un Casque bleu peut être considérée comme un crime de guerre au regard du droit international et peut être poursuivie par la justice nationale ou internationale».

La mission «appelle les autorités centrafricaines à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de cette attaque afin qu’ils soient rapidement traduits en justice».

La présence de la mission de l’ONU a été une source de tension avec le gouvernement centrafricain, dont le président, Faustin-Archange Touadéra, a défendu à plusieurs reprises le déploiement des forces russes dans le pays pour soutenir les opérations de l’armée contre la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

En novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé une prolongation d’un an du mandat de la MINUSCA, une résolution soutenue malgré des divergences sur la formulation du texte.

La mission maintient le déploiement de 14 400 militaires et de 3 020 policiers, en modifiant peu ses tâches principales, qui consistent notamment à soutenir le processus de paix et l’accord de paix signé en février 2019.

Les négociations ont été marquées par des tensions et des divergences d’opinion entre les pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui s’est traduit par le fait que le document a été approuvé avec l’abstention de la Russie, de la Chine et du Gabon.