
Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dimitro Kuleba, a déclaré que les négociations relatives au déploiement des systèmes antimissiles Patriot «avancent à la vitesse d’un char d’assaut», et qu’il faudra donc attendre.
«À chaque réunion internationale, à chaque contact avec les États-Unis, le président et le chef de son bureau, ainsi que moi-même, soulevons la question des chars américains et du système Patriot», a déclaré M. Kuleba qui, tout en soulignant la «facilité» du dialogue, a précisé qu’il avançait à «la vitesse d’un char».
«J’aimerais qu’elle évolue à la vitesse d’un avion, mais (…) cela prendra du temps», a expliqué le chef de la diplomatie ukrainienne, qui a remercié ses partenaires occidentaux, mais surtout les États-Unis, pour leur rôle dans ce conflit.
Ces dernières semaines, des spéculations ont été faites sur l’endroit où l’Allemagne pourrait déployer le système antimissile Patriot de fabrication américaine. Les autorités polonaises sont favorables à son installation à la frontière occidentale de l’Ukraine, bien que l’OTAN souligne que Berlin aura le dernier mot.
M. Kuleba a déclaré que l’Ukraine a décidé d'»agir en conséquence» contre Téhéran si celui-ci continue à fournir des armes à Moscou. «Nous suivons de près chaque étape de la coopération militaro-technique de l’Iran avec la Russie. Cette coopération doit cesser immédiatement», a-t-il souligné.
M. Kuleba a noté qu’en fonction de la décision finale de Téhéran, Kiev l’observera et y répondra dès que possible. «Notre signal était très clair (…) soit ils arrêtent, soit ils feront face aux conséquences les plus sévères (…) quels que soient les avantages de la coopération avec la Russie (…) les conséquences négatives l’emporteront sur les positives», a-t-il averti.






