
Le négociateur en chef du gouvernement colombien avec l’Armée de libération nationale (ELN), Otty Patiño, a annoncé mardi que huit guérilleros de cette organisation armée seront libérés pour «raisons humanitaires», un jour après la fin du premier cycle de négociations à Caracas, au Venezuela.
«Il y a une situation dans les prisons, qui n’implique pas seulement des personnes de l’ELN, mais aussi des personnes qui souffrent de maladies, certaines en phase terminale, et qui sont dans une situation inhumaine, confinées et sans soins médicaux appropriés, ainsi que sans soutien familial», a expliqué Patiño.
«Ce sont des gens qui sont presque à l’agonie. Il a été proposé que ces personnes puissent être dans leur maison avec un confinement à domicile. Il y a huit personnes qui seront libérées immédiatement», a-t-il déclaré à Blu Radio.
Toutefois, M. Patiño a souligné que ces huit cas en particulier seront présentés aux juges, qui auront le dernier mot. S’ils donnent leur feu vert, ils seront suivis par l’Inpec, l’institut pénitentiaire colombien.
«Ce n’est pas le gouvernement qui peut résoudre cette situation mais les juges. Le gouvernement va présenter ces situations pour qu’ils puissent procéder», a expliqué M. Patiño, qui a souligné que l’approbation des médecins est également nécessaire pour que les magistrats puissent certifier qu’ils peuvent bénéficier de cette prérogative.
Le premier cycle de négociations entre la guérilla et le gouvernement colombien s’est achevé lundi, avec l’annonce, entre autres, de la libération de vingt personnes – dont des civils et des membres des forces de sécurité – qui avaient été retenues en captivité par l’ELN, dans le cadre d’un «engagement clair en faveur de la paix».
Le chef de file de l’ELN dans les négociations, Israel Ramírez, alias «Pablo Beltrán», n’a pas précisé l’identité de ces personnes, bien que l’on sache que parmi elles se trouvent deux mineurs qui ont été capturés en novembre.
En ce qui concerne l’éventualité d’un cessez-le-feu de l’ELN pendant la période de Noël, «Pablo Beltrán» a indiqué que, bien que cela soit souhaitable, il considère qu’il est difficile que cela se produise, car, dans les occasions précédentes, cela n’a servi qu’à inciter les forces de sécurité à intensifier les opérations contre le groupe.
En ce qui concerne un accord bilatéral sur la cessation des hostilités, le chef de la délégation de l’ELN a expliqué que cela ne faisait pas partie des points discutés lors de ce premier tour.
La deuxième réunion est prévue sur le sol mexicain, l’un des pays garants de l’accord avec le Venezuela et la Norvège.






