
Un tribunal iranien a condamné le travailleur humanitaire belge Olivier Vandecasteele, qui a récemment entamé une grève de la faim pour protester contre sa détention, à 28 ans de prison, a confirmé mercredi sa famille, précisant que les charges retenues contre lui sont «inconnues».
«Ce n’est plus une question de débat, mais une question de vie ou de mort», a déclaré la famille, soulignant qu'»il s’agit de décider s’il faut garder un Belge innocent dans les cachots iraniens jusqu’à l’âge de 69 ans». L’agence de presse belge a rapporté que le verdict était «très sévère».
Le porte-parole de la famille, Olivier van Steintegem, a déclaré que les proches de Vandecasteele avaient rencontré le Premier ministre belge Alexander de Croo et le ministre de la Justice Vincent van Quickenborne mardi pour discuter de l’emprisonnement du travailleur humanitaire.
Fin novembre, la famille a déclaré que Vandecasteele était «en isolement total» dans une «cellule sans fenêtre» depuis 278 jours et a indiqué qu’il avait subi une «perte de poids importante», perdu plusieurs ongles et «souffrait de problèmes dentaires et gastriques inquiétants» depuis sa détention.
Le gouvernement belge a révélé en juillet que Vandecasteele avait été arrêté en février et accusé d’espionnage. «Cette personne est soupçonnée d’espionnage, mais il n’y a pas la moindre indication que cela soit basé sur des faits», a déclaré le ministre de la Justice Vincent van Quickenborne.
Bruxelles s’efforce d’obtenir sa libération, qui ne peut avoir lieu que si un traité est conclu entre la Belgique et l’Iran. L’échange de prisonniers concernerait le diplomate iranien Asadollah Asadi, condamné à 20 ans par un tribunal d’Anvers en 2021 pour tentative de meurtre et participation à des activités terroristes.






