
Les États-Unis et le Canada ont salué mercredi l’annulation par le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) de l’adhésion de l’Iran à un comité sur les droits des femmes, en représailles à des mois de protestations sociales dans le pays contre la dégradation des droits des femmes.
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré que le «retrait de l’Iran» de l’organe des Nations unies «envoie un message de soutien sans équivoque du monde entier au courageux peuple iranien, et en particulier aux femmes et aux jeunes filles iraniennes, qui restent imperturbables malgré la brutalité et la violence perpétrées à leur encontre par le régime iranien».
Les manifestations à travers l’Iran, déclenchées par la mort tragique de Mahsa Amini alors qu’elle était détenue par la «police de la moralité», révèlent une population iranienne qui aspire aux droits de l’homme universels auxquels toute personne dans le monde a droit», a déclaré M. Blinken.
La secrétaire d’État a ajouté que «le régime (iranien) a tenté sans succès de supprimer les voix iraniennes en détenant des centaines de manifestants pacifiques, dont des dizaines d’enfants, et en en détenant arbitrairement des milliers», avant de critiquer les exécutions de manifestants «après des simulacres de procès».
«Les États-Unis sont fiers d’avoir travaillé avec les partenaires de l’Ecosoc pour retirer l’Iran de la Commission de la condition de la femme, un organisme dont le régime se moque des valeurs et de la mission», a déclaré M. Blinken, selon un communiqué de son bureau.
La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a déclaré qu’Ottawa ne permettrait pas aux autorités iraniennes de porter atteinte aux droits des femmes.
«Au peuple iranien : le régime n’écoute pas, mais nous écoutons. Avec nos partenaires, nous avons voté pour retirer l’Iran de la Commission de la condition de la femme de l’ONU», a déclaré Mme Joly sur son profil Twitter.
«Le Canada demandera des comptes au régime. Nous ne permettrons pas qu’il porte atteinte aux droits des femmes», a-t-elle ajouté.
L’Ecosoc a approuvé mercredi l’annulation de l’adhésion de l’Iran en représailles à la répression des manifestations, selon une décision présentée par la délégation américaine.
«Ma délégation rejette catégoriquement la résolution adoptée aujourd’hui. Elle est fondée sur des allégations fictives contre la République islamique d’Iran», a déclaré le représentant iranien, ajoutant que cette décision porte atteinte aux principes de la Charte des Nations unies.
À ce jour, les autorités iraniennes ont exécuté deux personnes condamnées pour leur rôle dans les manifestations, suscitant les critiques de la communauté internationale, qui a appelé Téhéran à commuer ces peines et à mettre fin à la répression des manifestations.






