
La présidente du Pérou, Dina Boluarte, a exprimé ses condoléances pour la mort de sept personnes dans les affrontements qui ont eu lieu jeudi à l’aéroport du département central péruvien d’Ayacucho.
«Nous pleurons les larmes des mères d’Ayacucho et souffrons de la douleur des familles de tout le pays (…) Mes plus sincères condoléances aux personnes endeuillées», a déclaré le président péruvien dans un message sur le réseau social Twitter, appelant à la paix.
M. Boluarte a déploré la mort d’autres Péruviens, tous au premier jour de l’état d’urgence, au cours duquel neuf personnes ont perdu la vie dans tout le pays, portant le nombre total de décès à 17.
Cette information a été confirmée dans un communiqué du ministère péruvien de la Santé, qui a précisé que sur le nombre total de victimes de jeudi, sept sont décédées dans le département d’Ayacucho et deux à La Libertad.
La Direction régionale de la santé d’Ayacucho a précisé qu’outre les décès, 52 personnes ont été blessées lors d’affrontements avec les forces de sécurité qui tentaient d’envahir l’aéroport national Alfredo Mendívil Duarte.
«Des ambulances du centre de santé de Santa Elena, du Samu, des pompiers péruviens et des brigades sanitaires sont mobilisées pour assurer les premiers soins et le transfert vers les établissements de santé les plus proches», a indiqué la direction de la santé d’Ayacucho.
Les deux autres décès survenus jeudi ont eu lieu dans le département de La Libertad, également lors de manifestations contre le gouvernement péruvien, sans que l’on sache dans quelles conditions.
Ces nouveaux décès surviennent dans un contexte de fortes protestations qui font rage dans tout le Pérou à la suite de la destitution et de l’arrestation de l’ancien président Pedro Castillo le 7 décembre. Les manifestants demandent à la nouvelle présidente du pays, Dina Boluarte, de dissoudre le Congrès et de convoquer de nouvelles élections générales.
Le gouvernement péruvien a déclaré un état d’urgence national de 30 jours en réponse aux manifestations de soutien à l’ancien président Pedro Castillo.
L’exécutif a également déclaré l’état d’urgence du réseau routier national, permettant à l’armée de descendre dans la rue afin de protéger les points stratégiques du pays, notamment les aéroports, les centrales hydroélectriques et d’autres infrastructures clés comme les routes.






