
Le gouvernement péruvien a décrété une «immobilisation sociale obligatoire» entre 18 heures et 4 heures du matin pendant cinq jours dans la province de Huamanga, département d’Ayacucho, en réponse aux manifestations qui ont suivi l’éviction du président Pedro Castillo et qui ont déjà fait une vingtaine de morts.
Le décret suprême publié dans une édition extraordinaire du journal officiel «El Peruano» impose l’immobilisation sociale obligatoire à domicile pour tous les habitants de Huamanga, rapporte l’agence de presse péruvienne Andina.
Le séjour ne peut être abandonné que pour l’acquisition, la production ou la fourniture de denrées alimentaires ou dans le cas du personnel strictement nécessaire à la fourniture de services de santé, de médicaments, à la continuité des services d’eau, à l’assainissement, à l’agriculture, à la pêche et à l’aquaculture, aux transports, à la surveillance et à la sécurité, à la navigation, aux restaurants et aux hôtels, à l’assistance, aux services financiers, à l’électricité, au gaz, aux télécommunications et aux activités connexes, aux carburants, au nettoyage et à la collecte des déchets solides, aux services funéraires et aux activités connexes.
De même, le personnel de la presse écrite, de la radio ou de la télévision peut également circuler, à condition d’être muni de son laissez-passer personnel de travail, de sa carte de journaliste et de sa carte d’identité nationale. L’autorisation est également étendue aux unités mobiles utilisées pour l’exercice de leurs fonctions.
De même, les personnes qui ont besoin de soins médicaux urgents ou d’urgence parce que leur vie ou leur santé est gravement menacée, ainsi que pour l’achat de médicaments, sont autorisées à se déplacer en véhicule privé ou en véhicule piéton.
Le texte juridique comprend des rapports de police sur les «actes de violence et de vandalisme contre des institutions publiques et privées», ainsi que sur les «agressions contre l’intégrité personnelle des citoyens et des autorités».
La déclaration du couvre-feu est à son tour basée sur le décret suprême 143-2022-PCM, qui a déclaré l’état d’urgence au niveau national pour une période de 30 jours pendant laquelle la police nationale maintient le contrôle de l’ordre interne avec le soutien des forces armées.
Au moins quatre des neuf personnes tuées lors des affrontements de jeudi à Ayacucho ont été enterrées samedi. Les autorités sanitaires ont transféré à Lima sept personnes blessées et affectées lors de l’explosion de violence dans cette localité.
Source: (EUROPA PRESS)






