
La Juridiction spéciale pour la paix (JEP) de Colombie a refusé d’inclure le général à la retraite Miguel Maza Márquez dans sa législation spéciale pour avoir menti sur ses liens avec les groupes paramilitaires et la possibilité demeure qu’il soit poursuivi pour le meurtre de membres de l’Union patriotique (UP).
Maza Márquez, ancien directeur du controversé et désormais dissous Departamento Administrativo de Seguridad (DAS), a gravement manqué à son obligation de dire la vérité sur ses relations avec les paramilitaires et son implication dans l’assassinat du candidat présidentiel Luis Carlos Galán, selon le JEP.
Suite au «non» du JEP, sa condamnation pour association de malfaiteurs, prononcée par la Cour suprême en novembre 2016, reste en vigueur. Selon ce jugement, Maza Márquez, en n’agissant pas contre les Autodefensas Campesinas del Magdalena Medio, leur a permis d’exécuter les ordres du Cartel Medellín de Pablo Escobar d’assassiner Galán, candidat à la présidence pour le Parti libéral, en 1989.
Cette association criminelle, rappelle le JEP, a été encouragée par Maza Márquez en tant que directeur du DAS, puisque les membres des Autodefensas Campesinas del Magdalena Medio «n’étaient pas persécutés par cette agence de sécurité et étaient autorisés à se déplacer librement dans les zones où ils opéraient».
«En outre, l’arrivée d’instructeurs étrangers a été facilitée pour former leurs membres ; du personnel de la DAS a été envoyé dans les camps d’entraînement de ces groupes d’autodéfense», qui ont également transféré l’auteur de l’attentat – Jaime Rueda Rocha – une fois celui-ci perpétré, dans les zones où ce groupe armé illégal avait sa base d’opérations.
Parallèlement, le JEP a indiqué qu’il poursuivait l’enquête sur la participation de Maza Márquez à l’extermination de membres et de sympathisants de l’Unión Patriótica, un groupe politique de gauche qui a été décimé dans les années 1980 et 1990. Ces meurtres, considérés comme des crimes contre l’humanité par le bureau du procureur colombien, ont leur propre processus au sein du JEP, affaire 06.
Source: (EUROPA PRESS)






