
Le gouvernement pakistanais a fait savoir aux talibans que les relations bilatérales pourraient être compromises si le groupe ne réagit pas à l’intensification des activités du Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), connu sous le nom de taliban pakistanais, suite à sa décision de rompre le cessez-le-feu et de relancer les attaques dans le pays.
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari, a souligné qu’Islamabad «ne fermera pas les yeux s’il s’avère que les talibans n’arrêtent pas le TTP», avant d’exprimer son inquiétude face à la multiplication des attaques du groupe depuis le territoire afghan.
Il a souligné que si les talibans décident de mener des opérations contre le groupe terroriste, le Pakistan est prêt à les soutenir, a rapporté la chaîne pakistanaise Geo TV.
Il a appelé au «déblocage des fonds» gelés en Afghanistan après la prise du pouvoir par les talibans en août 2021, mais a précisé qu’ils devaient aller «au peuple afghan, pas aux talibans». «Les talibans ont promis aux États-Unis et au monde entier d’agir contre les groupes extrémistes», a-t-il critiqué.
Le gouvernement pakistanais a récemment déclaré que la décision du TTP de rompre le cessez-le-feu et de reprendre ses attaques dans le pays devrait inquiéter les talibans afghans, qui avaient joué un rôle de médiateur dans les pourparlers entre Islamabad et le groupe armé pour tenter de parvenir à un accord de paix.
L’autorité nationale pakistanaise de lutte contre le terrorisme a déclaré la semaine dernière que le groupe TTP avait étendu ses réseaux pendant les pourparlers de paix avec le gouvernement et a ajouté que le retrait américain d’Afghanistan lui permettait d’accroître ses activités dans le pays voisin, près de deux semaines après que le groupe armé a annoncé la fin du cessez-le-feu.
Le TTP, qui diffère des talibans afghans sur le plan organisationnel mais suit la même interprétation rigoriste de l’islam sunnite, chapeaute plus d’une douzaine de groupes militants islamistes opérant au Pakistan, où ils ont tué quelque 70 000 personnes en deux décennies de violence.
Source: (EUROPA PRESS)






