
L’armée de l’air nigériane a affirmé avoir tué plus de 100 terroristes présumés lors de bombardements effectués le 20 décembre dans l’État de Borno, dans le nord-est du pays, où opèrent à la fois Boko Haram et son émanation, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (EIAO).
Le porte-parole de l’armée de l’air nigériane, Edward Gabkwet, a déclaré que l’attaque avait eu lieu dans le village de Mantari, dans la région de Bama, ajoutant que parmi les morts figuraient trois terroristes importants identifiés comme Khalid Tukur, Maimusari et Bakura Jega.
Il a déclaré que l’opération avait été menée à la suite d’informations selon lesquelles un commandant de Boko Haram identifié comme Ikirima s’était rendu à Mantari. «Suite à cela, l’autorisation a été donnée pour une frappe aérienne visant à éliminer de nombreux terroristes et structures dans la zone», a-t-il déclaré.
«Après la première vague de bombardements, certains terroristes survivants sont revenus sur le site pour évacuer les corps des personnes neutralisées. Cela a donné l’occasion de procéder à un deuxième bombardement au même endroit, dont le succès a été confirmé», a-t-il déclaré.
Gabkwet a souligné que Boko Haram et ISWA préparent des plans pour reprendre les hostilités dans la région, y compris des attaques contre des «cibles faciles» à Bama. «Les bombardements ont réduit leur volonté de se regrouper et d’attaquer des citoyens innocents», a-t-il déclaré.
À cet égard, il a souligné qu'»il ne fait aucun doute que les progrès et les avancées réalisés par les forces aériennes et terrestres ont permis de contenir la recrudescence des campagnes des terroristes dans le nord-est (du Nigeria) ces derniers temps, comme l’a rapporté l’agence de presse nigériane NAN.
L’insécurité au Nigeria, centrée précisément sur cette zone où opèrent Boko Haram et l’ISWA, s’est étendue à d’autres régions du nord et du nord-ouest, suscitant des inquiétudes quant à la possible expansion des réseaux terroristes et criminels.
Source: (EUROPA PRESS)






