
La porte-parole du Bureau des droits de l’homme des Nations unies, Marta Hurtado, s’est dite préoccupée mardi par les violences commises lors des manifestations au Pérou, qui ont fait 40 morts et 518 blessés depuis le 7 décembre.
«Nous demandons instamment aux autorités de mener des enquêtes immédiates, impartiales et efficaces sur les décès et les blessures, de tenir les auteurs responsables et de veiller à ce que les victimes aient accès à la justice et à des réparations», a-t-elle déclaré dans un communiqué.
M. Hurtado a également appelé les manifestants à faire preuve de retenue dans l’exercice de leur droit fondamental de réunion pacifique et a demandé aux forces de sécurité de respecter les normes relatives aux droits de l’homme en matière de recours à une force excessive.
«Nous notons que le gouvernement a envoyé une mission de haut niveau à Puno et a convoqué une plateforme de dialogue national. Il est essentiel que toute négociation ait un sens, avec la participation de toutes les parties prenantes», a-t-il conclu.
Au moins 17 personnes ont été tuées, dont un mineur, et des dizaines blessées lundi dans la région de Puno, dans le sud-est du Pérou, tandis qu’un policier a été tué mardi lorsque son véhicule a pris feu.
Parmi les personnes tuées lundi, au moins neuf ont succombé à des blessures par balle. Ces derniers jours, des milliers de manifestants ont affronté la police péruvienne à l’aéroport de Juliaca.
Source: (EUROPA PRESS)






