
Le général Manoj Pande, chef de l’armée indienne, a qualifié jeudi la situation à la frontière avec la Chine, où plusieurs affrontements ont eu lieu ces dernières années, de «stable» mais «imprévisible».
«La situation aux frontières nord, bien qu’imprévisible, est stable et sous contrôle», a déclaré M. Pande lors d’une conférence de presse à l’occasion de la Journée de l’armée, qui sera célébrée le 15 janvier.
Il a déclaré que l’armée indienne est «prête à tout» face à une éventuelle augmentation de la violence et a souligné que les autorités des deux pays «continuent de s’engager dans un dialogue militaire et diplomatique pour résoudre leurs différends».
«Nous avons été en mesure de résoudre cinq des sept questions sur la table (…) Nous avons suffisamment de réserves pour faire face à toute sorte d’éventualité», a-t-il déclaré, selon le Times of India.
M. Pande a prévenu que, «bien que certains paramètres laissent présager une diminution de la violence, nous devons rester vigilants» et a affirmé que «tout changement du «statu quo» dans la région doit être évité».
Le 9 décembre, les militaires indiens et chinois se sont affrontés à la frontière » de facto » qui les sépare à Tawang, dans l’État d’Arunachal Pradesh.
Les tensions concernent des territoires montagneux dans la région du nord du Cachemire, ainsi que quelque 60 000 kilomètres carrés dans l’État d’Arunachal Pradesh, au nord-est de l’Inde. La ligne de contrôle effectif, qui remplace la frontière entre les deux pays dans cette région, passe par Ladaj, qui a été le théâtre d’une guerre ouverte entre les parties en 1962.
L’Inde conteste le contrôle de la Chine sur 38 000 kilomètres carrés de terres dans l’Aksai Chin, qui, selon elle, font partie du Ladaj. Pékin revendique 90 000 kilomètres carrés de territoire dans l’Arunachal Pradesh, qu’il considère comme faisant partie du sud du Tibet.
Source: (EUROPA PRESS)






