
Onze des quinze membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont appelé le mouvement fondamentaliste taliban à lever son veto à la participation des femmes à l’enseignement secondaire et universitaire et à leur travail en tant que travailleuses humanitaires en Afghanistan.
L’Albanie, le Brésil, l’Équateur, les Émirats arabes unis, les États-Unis, la France, le Gabon, le Japon, Malte, le Royaume-Uni et la Suisse se sont dits «gravement préoccupés par la situation critique des femmes et des filles en Afghanistan», selon les conclusions de la réunion du Conseil de sécurité de vendredi, comme le rapporte la mission permanente suisse auprès de l’institution internationale.
«Nous demandons instamment aux talibans d’annuler immédiatement toutes les mesures oppressives à l’encontre des femmes et des filles, d’adhérer aux engagements qu’ils ont pris dans le cadre de la résolution 2593 du Conseil de sécurité des Nations unies et de respecter les droits des femmes et des filles ainsi que leur participation et leur inclusion pleines, égales et significatives dans tous les aspects de la société en Afghanistan», ajoutent-ils.
Les signataires comprennent que les femmes sont un élément «clé» des opérations de secours humanitaire en raison de leur accès à des populations que leurs homologues masculins ne peuvent atteindre. «Sans leur participation à l’acheminement de l’aide en Afghanistan et leur expertise essentielle, les ONG ne pourront pas atteindre les personnes qui en ont le plus besoin, en particulier les femmes et les filles, pour leur fournir du matériel et des services vitaux», disent-ils.
«Nous réitérons la demande du Conseil à toutes les parties de permettre un accès complet, sûr et sans entrave aux acteurs humanitaires, quel que soit leur sexe», ajoutent-ils.
Enfin, les signataires rappellent qu'»un Afghanistan stable, économiquement viable et pacifique n’est réalisable et durable que si tous les Afghans, y compris les femmes et les filles, ont accès à l’éducation».
Source: (EUROPA PRESS)






