
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a confirmé que les autorités algériennes ont ordonné sa dissolution et a dénoncé l'»instrumentalisation» de la justice par les «pouvoirs publics» du pays africain.
L’organisation a déclaré sur son compte Facebook qu’elle avait pu confirmer «l’authenticité d’un document diffusé sur les réseaux sociaux par des tiers, de manière intrigante et illégale, concernant une ordonnance d’un tribunal administratif d’Alger pour la dissolution de la LADDH».
Il a précisé que le ministère algérien de l’intérieur a déposé cette demande en mai 2022 et a ajouté que «le tribunal a statué en sa faveur le 29 juin de la même année». «Le jugement ordonnant la dissolution de la LADDH est daté du 29 septembre», a-t-il déclaré.
«La LADDH a été absente ou évitée durant tout le processus contre elle», a-t-il souligné, tout en dénonçant que «comme d’autres organisations et partis politiques, elle paie son engagement, avec des millions d’Algériens, dans le mouvement pacifique du Hirak».
L’organisation fait ainsi référence aux manifestations pro-démocratie qui ont éclaté en 2019 contre l’intention du président de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, de briguer un nouveau mandat, et qui se poursuivent depuis contre son successeur, Abdelmayid Tebune.
La LADDH a souligné son engagement en faveur de «la démocratie, des libertés et des droits de l’homme». «La LADDH, dont l’histoire se confond avec celle de la nation, a toujours été ostracisée et combattue par les pouvoirs publics», explique-t-elle dans son communiqué.
«Elle a toujours résisté et continuera à résister. La LADDH dénonce les attaques incessantes et continues, y compris cette dernière décision, qui est extrêmement grave», a-t-elle déclaré, tout en révélant qu’elle «étudiera la présente sentence et fera valoir ses droits par tous les moyens légaux et légitimes à sa disposition».
La LADDH, principale organisation de défense des droits de l’homme dans ce pays africain, a été fondée en 1985 et a été autorisée à fonctionner en 1989. L’organisme a critiqué la répression des manifestations et la mise hors la loi de diverses organisations ces dernières années.
Source: (EUROPA PRESS)






