
Les États-Unis ont rejoint lundi le Royaume-Uni et l’Union européenne en sanctionnant dix personnes et une entité iraniennes en représailles aux violations des droits de l’homme commises lors des manifestations qui ont éclaté en Iran depuis septembre.
«Il s’agit du neuvième cycle (de sanctions) visant les acteurs responsables de la répression des manifestants pacifiques depuis le début des protestations nationales en 2022», a déclaré le secrétaire d’État américain Antony Blinken dans un communiqué.
Plus précisément, les personnes sanctionnées par le département du Trésor sont le vice-ministre du Renseignement, Naser Rashedi, le commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Qom, Hosein Tanavar, le commandant du CGRI de la région occidentale à Kermanshah, Mohamed Nazar Azimi, le commandant adjoint de la région occidentale, Kourosh Asiabani, et le commandant du CGRI à Ispahan, Mojtaba Fada.
Rashedi fait partie du ministère du Renseignement et de la Sécurité (MOIS), qui est lié à «un large éventail de violations des droits de l’homme» dans le contexte des manifestations, notamment des passages à tabac, des abus sexuels, de la surveillance, de la censure et des aveux forcés.
Selon une déclaration du département d’État, Azimi et Asiabani commandent tous deux des unités de l’IRGC, «qui auraient commis certains des pires actes des forces de sécurité iraniennes depuis le début des manifestations en septembre 2022».
«L’IRGC a bombardé des véhicules qui tentaient de livrer des poches de sang aux blessés dans les hôpitaux locaux, empêchant leur livraison. Fada, commandant du Corps des gardiens de la révolution dans la province d’Ispahan et membre du conseil de sécurité provincial, a supervisé la répression des opposants au régime à Ispahan», précise le rapport.
Les États-Unis ont également sanctionné la Fondation coopérative de l’IRGC, qui est une «source de corruption et de pots-de-vin» entretenue par des membres haut placés de l’organisation, notamment le président du conseil d’administration Ali Asghar Noruzi, le vice-président Seyyed Amin Ala Emami Tabatabai et trois autres membres du conseil. Tous ont été sanctionnés.
Source: (EUROPA PRESS)






