
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a demandé lundi au Conseil de sécurité de l’ONU d’imposer des sanctions individuelles et collectives aux autorités de l’Etat rwandais et aux dirigeants du M23.
Tshisekedi a appelé à «des sanctions individuelles et collectives contre les autorités rwandaises, les terroristes du M23 et l’Etat rwandais qui viole le droit international et commet des crimes et des violations graves des droits de l’homme au Nord-Kivu», a déclaré Tshisekedi lors d’un événement avec le corps diplomatique accrédité à Kinshasa, selon la radio congolaise Radio Okapi.
«Continuer à cacher la vérité déjà connue de tous et refuser de discuter de ce rapport pour couvrir les auteurs de ces crimes abominables, c’est favoriser l’impunité», a-t-il déclaré, faisant référence à un texte congolais déjà distribué à l’ONU.
En tout état de cause, M. Tshisekedi a réaffirmé que son pays «reste engagé dans le processus de paix à Nairobi et à Luanda et réitère sa confiance dans le médiateur désigné», tout en prévenant qu’il agira sans naïveté ni faiblesse.
Le leader congolais a averti que «ni hier, ni aujourd’hui, ni demain, aucun compatriote n’acceptera de céder le moindre centimètre de territoire national au Rwanda». «Nous défendrons l’intégrité de notre territoire, la souveraineté et l’indépendance de notre pays quel qu’en soit le prix», a-t-il réaffirmé.
Les relations entre la RDC et le Rwanda sont en crise depuis l’arrivée massive de Hutus rwandais dans l’est de la RDC, accusés d’avoir massacré des Tutsis lors du génocide rwandais de 1994. Après une période de relâchement diplomatique, le conflit a regagné en intensité en mai, lorsque le gouvernement congolais a convoqué l’ambassadeur rwandais pour dénoncer le soutien présumé de ce pays au M23.
Samedi, la RDC a dénoncé le fait que des «forces spéciales rwandaises» avaient franchi la frontière avec l’intention de «perpétrer un nouveau massacre contre la population tutsie de la RDC» et en a rejeté la responsabilité sur l’armée congolaise.
En fait, l’armée congolaise établit un lien direct entre le déploiement présumé de ces forces et la récente avancée du M23 dans le territoire de Masisi et la prise de la ville de Kitshanga.
Source: (EUROPA PRESS)






