
Malgré les efforts diplomatiques, les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les milices du M23 dans l’est du pays ont repris lundi, pour le cinquième jour consécutif de combats, après le lancement d’une vaste offensive militaire contre les insurgés.
Les combats ont repris vers 7 heures du matin dans la région de Kibumba, selon des sources de la société civile et des journalistes de Goma cités par la radio RFI. Ces derniers jours, l’armée congolaise avait réussi à stopper l’avancée du M23 dans cette zone, située à une vingtaine de kilomètres de la capitale provinciale, Goma.
L’artillerie lourde est utilisée, des combats au sol ont lieu et les civils fuient vers des villes comme Goma, où le nombre de personnes déplacées augmente. L’armée congolaise n’a donné aucune information au cours de la journée, tandis que le M23 affirme avoir détruit quatre chars T55.
Les combats ont désormais atteint la région de Nyiragongo, tandis que sur le second front, à Rutshuru, la situation semble plus calme dans la région de Mabenga. Les villes de Rutshuru et Kiwanja restent sous le contrôle du M23.
Pendant ce temps, l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta poursuit ses consultations à Kinshasa et le médiateur de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (CEDEAO) a rencontré le chef de la mission de l’ONU, la MONUSCO, Bintou Keita.
Selon l’ONU, 188 000 personnes ont fui leur foyer depuis le 20 octobre, soit un total de près de 240 000 depuis le début de ce nouveau conflit, qui a provoqué une crise diplomatique entre la RDC et le Rwanda en raison du soutien présumé de Kigali au groupe armé – ce que les autorités rwandaises nient – et de l’intervention d’une force de soutien kenyane.






