
Le président élu du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a proposé que le sommet annuel de l’ONU sur le climat se tienne en Amazonie brésilienne en 2024, dans le but de justifier ses engagements environnementaux par rapport à la politique de l’actuel président, Jair Bolsonaro.
«Nous allons parler au secrétaire général de l’ONU pour que la prochaine COP se tienne au Brésil, en Amazonie», a annoncé Lula sur son compte Twitter. La réunion de l’année prochaine étant déjà prévue à Dubaï, la prochaine vacance est donc pour 2024.
Ainsi, les délégations internationales pourront connaître la «réalité concrète» d’une région habituellement classée comme le poumon de la planète, selon Lula, qui s’est rendu ces jours-ci à la COP27 à Sharm el Sheikh (Égypte) pour sa première visite à l’étranger après les élections.
Le Brésil avait déjà proposé d’accueillir la COP25 en 2019, mais l’arrivée de Bolsonaro au pouvoir a signifié le retrait du géant sud-américain en tant qu’hôte d’un forum qui a été initialement déplacé au Chili et, en raison des protestations, s’est finalement retrouvé en Espagne.
«Le Brésil est de retour dans le monde», a souligné le président élu brésilien sur ses réseaux sociaux, sans faire directement allusion à son rival aux dernières élections, à qui il a reproché à plusieurs reprises son manque de politiques claires en matière de défense de l’environnement et de lutte contre le changement climatique.






