
Le gouvernement français a livré deux hélicoptères Gazelle au Niger dans le cadre de la coopération bilatérale dans la lutte contre le terrorisme, quelques jours après avoir officialisé la fin de l’opération Barkhane en raison des tensions avec la junte militaire malienne et signalé une restructuration de son déploiement militaire au Sahel.
Selon les informations recueillies par l’agence de presse de l’État nigérian, l’ANP, la remise a eu lieu à la base aérienne 101 de la capitale, Niamey, en présence du ministre nigérian de la défense, Alkassoum Indatou, et de l’ambassadeur de France, Sylvain Itté.
L’agence a souligné que la réception de ces avions et d’autres équipements d’accompagnement permettra à l’armée nigériane de rendre opérationnelles les nouvelles bases ouvertes par l’armée nigériane pour renforcer les opérations contre le djihadisme dans le pays africain.
A cet égard, le ministre nigérian de la Défense a souligné que la coopération avec la France «soutient et accompagne» les forces de sécurité dans «l’amélioration de leurs capacités». «Depuis une décennie, la bande sahélo-saharienne connaît une insécurité caractérisée par des actes terroristes contre les forces de sécurité et la population», a-t-il dénoncé.
«Ces actes perturbent fortement les activités économiques de la région et les activités traditionnelles de subsistance des populations dans les zones touchées», avant de souligner que «l’appui de l’armée de l’air est déterminant» dans la lutte contre le terrorisme.
Pour sa part, M. Itté a précisé que les matériels livrés représentent une valeur d’environ 4,2 millions d’euros et a souligné qu'»ils font partie d’un plan d’équipement validé par les deux armées». La coopération qui nous unit en matière de défense va au-delà du projet d’hélicoptère «Gazelle», a-t-il déclaré.
«La France est aux côtés du Niger pour délivrer les moyens adéquats et soutenir le plan d’augmentation sans précédent des effectifs des forces armées nigériennes», a-t-il fait valoir, tout en défendant que «cela fait partie de la philosophie des programmes de coopération militaire».
Le pays est confronté à une menace terroriste à l’ouest de la part de la branche d’Al-Qaïda au Mali, du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et de l’État islamique dans le Grand Sahara (ISGS). De même, la région de Diffa, sur le lac Tchad, est le théâtre d’attaques relativement fréquentes de la part de Boko Haram et de son émanation, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (EIAO).






