
Le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté jeudi une résolution critiquant le manque de coopération de l’Iran avec l’enquête de l’organisme nucléaire de l’ONU sur des traces d’uranium dans au moins trois de ses installations.
Le texte, proposé par les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, a été soutenu par 26 des 35 membres du conseil. La Chine et la Russie se sont opposées à la mesure, tandis qu’au moins cinq pays se sont abstenus, selon Bloomberg.
L’envoyée américaine à Vienne, Laura Holgate, a expliqué que «le pouvoir de résoudre» la crise «est entre les mains de l’Iran» et a exhorté ce dernier à coopérer avec l’AIEA, car «il n’y a pas de raccourcis» d'»aucune sorte».
«L’Iran doit savoir que s’il ne fournit pas la coopération nécessaire pour résoudre ces questions, le Conseil devra être prêt à prendre de nouvelles mesures», a-t-il déclaré, ajoutant que «faire fi» de ses obligations et «saper le régime international» en ne fournissant pas d’assurances «n’est pas une option».
À cet égard, M. Holgate a qualifié d'»essentielles et urgentes» les mesures nécessaires pour remettre le pays sur la voie d’une «coopération substantielle» avec l’organe des Nations unies en vertu de l’article 18 de l’accord de garanties généralisées de l’Iran.
«En raison du manque de coopération de l’Iran, le directeur général a signalé à plusieurs reprises qu’il ne pouvait pas confirmer l’exactitude ou l’exhaustivité des déclarations de l’Iran et ne pouvait pas donner l’assurance que le programme nucléaire de l’Iran était exclusivement pacifique», a-t-il expliqué, selon un communiqué de la mission américaine auprès de l’ONU.
Avant son approbation, le chef de l’AIEA, Mohamed Eslami, a précisé que les accusations portées contre Téhéran sont «fausses», tandis que le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Naser Kanani, a déclaré que si le texte reçoit le «feu vert», la réponse de l’Iran sera «décisive» et «efficace».
«La République islamique d’Iran a condamné la démarche des États-Unis et de trois pays européens, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, visant à proposer une résolution anti-iranienne au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique et la considère comme inacceptable», a souligné M. Kanani, selon les agences de presse iraniennes.






