
Le gouvernement turc a déclaré lundi qu’il pourrait nommer son nouvel ambassadeur en Égypte «dans les prochains mois», dans un contexte de rapprochement entre Ankara et Le Caire après des années de tensions diplomatiques suite au renversement en 2013 du président égyptien de l’époque, Mohamed Mursi.
Le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a indiqué que «des consultations politiques au niveau des vice-ministres pourraient être décidées prochainement» et a ajouté que «des ambassadeurs pourraient être nommés dans les prochains mois», a rapporté l’agence de presse nationale turque Anatolia.
Les remarques de M. Cavusoglu sont intervenues un jour après que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a indiqué qu’il envisageait de rencontrer son homologue égyptien, Abdelfattah al-Sisi, à l’avenir, à la suite de leur salutation à l’occasion du début de la Coupe du monde au Qatar.
Les relations bilatérales ont été gravement endommagées après le coup d’État mené par al-Sisi en 2013, qui a évincé l’islamiste Mohamed Mursi, devenu un an plus tôt le premier président élu de l’histoire du pays après l’éviction d’Hosni Moubarak en 2011, en plein «printemps arabe».
La tension entre les deux pays s’est également accrue ces dernières années en raison de différends territoriaux en Méditerranée orientale, où la Turquie est l’alliée de la Libye dans ses revendications sur les eaux territoriales dotées de ressources potentielles en hydrocarbures, tandis que l’Égypte est plus proche de la Grèce.






