
Le parti d’opposition sud-africain, l’Alliance démocratique (DA), a déposé au Parlement une motion appelant à des élections anticipées à la suite du scandale qui a éclaboussé le président Cyril Ramaphosa, suite à un vol dans une ferme dont il est propriétaire.
«L’AD demande des élections nationales anticipées», a déclaré le chef du parti, John Steenhuisen. «Pas celle qui implique les délégués d’une conférence du Congrès national africain (ANC), mais celle qui donne à tous les Sud-Africains la possibilité de décider de leur avenir», a-t-il ajouté.
Ramaphosa a été vice-président de l’Afrique du Sud de 2014 à 2018, date à laquelle l’ANC l’a désigné pour remplacer Jacob Zuma, qui a été contraint de démissionner dans le cadre de scandales de corruption. Il a été confirmé par le Parlement après la victoire de son parti aux élections législatives de 2019.
Le parti d’opposition a déclaré que le scandale qui ébranle Ramaphosa «confirme que l’ANC est pourri de fond en comble», avant l’examen par le Parlement d’un rapport sur les actions de Ramaphosa concernant le vol de quatre millions de dollars (environ 3,8 millions d’euros) en 2020 dans une ferme dont il était propriétaire.
Ramaphosa avait prévu de s’adresser à la nation jeudi, mais l’a reporté. Le porte-parole présidentiel, Vincent Magwenya, a déclaré après coup que le président Ramaphosa «n’a pas paniqué».
Dans un rapport, que le juge à la retraite Sandile Ngcobo a remis mercredi au président du Parlement Nosiviwe Maphisa-Nqakula, un panel a estimé que Ramaphosa avait commis quatre infractions graves à la loi anti-corruption et qu’il existait un commencement de preuve contre lui, a rapporté le journal The Star.
Ramaphosa, qui avait mis l’accent sur la lutte contre la corruption après son accession à la présidence, a vu sa candidature à l’ANC pour les élections de 2024 avalisée début mai après la revalidation par l’un de ses alliés de son poste de chef du parti dans la province du Cap-Oriental.






