
L’Union européenne a appelé mercredi au dialogue pour assurer la stabilité au Pérou, après l’éviction du président Pedro Castillo, qui a été arrêté au siège de la préfecture de Lima.
«Nous soutenons la solution politique, démocratique et pacifique adoptée par les institutions péruviennes. Nous appelons tous les acteurs au Pérou à s’engager dans un dialogue afin de garantir la stabilité du cadre institutionnel», peut-on lire dans un communiqué conjoint des ambassades des États membres de l’UE par l’intermédiaire de la délégation de l’UE dans ce pays d’Amérique latine.
Les États membres de l’Union européenne ont indiqué qu’ils suivaient «de près les événements», tout en soulignant qu’ils rejetaient «tout acte contraire à la Constitution et à l’État de droit», peut-on lire dans la lettre publiée mercredi soir.
Pedro Castillo a été démis de ses fonctions mercredi après l’adoption d’une motion de censure par le Congrès péruvien. Quelques heures plus tôt, le président avait ordonné la dissolution des tribunaux, l’instauration de l’état d’urgence en imposant un couvre-feu et la convocation de nouvelles élections.
Il a ensuite été arrêté sur ordre du bureau du procureur général du Pérou. L’ancienne vice-présidente, Dina Boluarte, a pris la tête de la présidence péruvienne.






